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Bien-être Réflexion

Comment s’adapter au changement de saison ?

Quand les jours raccourcissent et que le ciel se fait plus gris, on peut ressentir une baisse de moral, donc d’énergie. Je vous livre mes astuces pour s’adapter à ce changement de saison 

Le week-end qui arrive, c’est déjà le changement d’heure. Ce qui m’a donné envie d’aborder la question du changement de saison, et des manières de s’y adapter. Vous connaissez ce sentiment qui nous prend, quand les jours raccourcissent, que la lumière se fait moins claire ? Si on y est sensible, on perd en motivation, en envie, en énergie. Que faire dans ces cas-là ? Est-on obligé de passer par ces coups de blues ? 

Ayant moi-même quelques difficultés à m’adapter au changement de saison, j’ai cherché des solutions pour traverser cette période le plus sereinement possible. À force d’essayer, de râler (un peu), de lutter (beaucoup), et finalement de m’adapter, j’ai développé quelques astuces ainsi que quelques réflexions. Notamment que l’imagination est notre alliée, tout comme les plaisirs du quotidien, et que les saisons nous parlent et nous invitent à les imiter.

Ciel bleu VS ciel gris

Pour commencer, pourquoi avons-nous tant de mal à nous adapter au changement de saison ? Par changement de saison, j’entends ce passage automnal où le soleil se fait plus rare. Ce dernier nous donne de la vitamine D, qui énergise, mais il y a aussi une forte symbolique derrière : le soleil, c’est le jaune, c’est le joyeux, c’est le rire. Le ciel bleu, c’est la bonne humeur, c’est l’infini des possibles. La lumière du jour, c’est le clair, c’est la vie. 

À l’inverse, on comprend que les ciels gris, les nuages, ou le froid génèrent des pensées nettement moins motivantes. Je ne suis pas une spécialiste, mais j’ai le sentiment qu’on se « cale » en partie sur ces schémas inconscients, et que ceux-ci génèrent des émotions, qui elles génèrent des comportements. On va se sentir oppressé, limité, fatigué, démotivé.

C’est du moins mon ressenti. Pour la petite histoire, pendant longtemps, j’ai adoré les quatre saisons. Les ciels gris m’inspiraient (oui oui). Une suite d’expériences m’a rendue plus sensible de manière générale, et donc au changement saisonnier. Mes émotions se mêlent au temps du dehors. Les ciels bleus me donnent envie d’essayer, de faire, de profiter. Les ciels gris sont devenus des journées moroses où je me sens moins forte, plus sensible aux échecs.

Je vous livre donc ci-dessous mes petites astuces et réflexions pour garder le moral – ou pour se donner le droit de ne pas toujours l’avoir justement.

S’adapter au changement de saison : se servir de son imagination

Vous rêvez toujours de soleil et d’eau fraîche ? Qu’à cela ne tienne ! On oublie trop souvent de se servir du pouvoir de l’imagination pour se faire du bien. N’hésitez pas à coller des images de sable blanc au-dessus de votre bureau, à les mettre en fond d’écran, à regarder des films qui se passent pendant des vacances estivales, ou encore à écouter des bruits de vague ou de mouettes : tout ce qui vous met dans l’ambiance en fait. Vous pouvez même fermer les yeux et visualiser la situation idéale : il fait beau, vous êtes dehors, le soleil vous réchauffe la nuque, vous avez le goût fruité de votre boisson dans la bouche… 

Ça ne nous détache pas complètement du temps automnal, évidemment, mais ça nous reconnecte à des émotions positives, énergisantes, alors autant en profiter dès qu’on le peut. Comme le cerveau ne fait pas de différence entre réalité et imaginaire, si vous vous imaginez au bord de la mer, il vous fera ressentir les bienfaits de l’instant. 

L’idée ici n’est pas de fuir la réalité, mais de trouver du réconfort dans des souvenirs heureux ou des images rassurantes. 

S’adapter au changement de saison : placer le plaisir au centre

Avoir et entretenir des pensées plutôt négatives (qu’elles soient conscientes ou non), c’est baisser en énergie. En vérité, l’énergie grimpe dans la tête et nous fatigue à la longue. 

Je me suis alors demandée comment gagner en énergie vitale, cette énergie fraîche et agréable qui met en forme et dans la joie. Il se trouve qu’il y a en particulier deux situations qui nous placent dans ce type d’énergie : faire des choses qui nous font plaisir – ou, encore plus efficace, qui nous passionnent – et faire des choses avec intérêt. 

> Se rappeler son pourquoi

Donc, j’en suis venue à la conclusion que, pour continuer à faire mes activités quotidiennes avec entrain, je pouvais favoriser les instants où je prend le temps de me rappeler mon pourquoi. Parce que se rappeler les raisons qu’on a d’avancer, d’expérimenter, de sortir de chez soi, c’est y prendre de l’intérêt. Quand vous faisiez des boulots d’été pour vous payez vos vacances, un travail ennuyant pouvait devenir stimulant en pensant au voyage à venir je travaille pour profiter de la plage. De même, dans notre cas, on peut se raccrocher à nos projets pour se rappeler le sens général de notre quotidien je traverse ces mois plus gris et plus froids pour faire évoluer mon projet. [À lire aussi : comment rester motivé par ses objectifs]. 

L’idée générale est de se recentrer sur ce qui nous motive vraiment dans la vie, sur le sens qu’on donne à ce qu’on fait, à la vie qu’on mène.

> Faire une liste 

Autre conclusion : favoriser le plus possible les petites choses qui nous font du bien. Je me suis listée tout ce qui me plaisait en automne et en hiver, en allant chercher les plus petits détails. 

En guise d’exemples : ✧ Il y a certains plats ou aliments qui m’enchantent vraiment. La courge, le potimarron, les figues, les pains d’épice, les raclettes… Alors, je prends soin de les sélectionner dans mon chariot, plutôt que d’acheter des aliments que je n’aime pas, comme le poireau, juste parce qu’ils sont sains et de saison. 

Quand les jours raccourcissent et que le ciel se fait plus gris, on peut ressentir une baisse de moral, donc d’énergie. Je vous livre mes astuces pour s’adapter à ce changement de saison 

✧ J’aime les marrons chauds. Je fais parfois en sorte d’adapter mon trajet vers l’un de ces cabanons en bois qui en proposent. Pouvoir les grignoter sur ma route, c’est un petit plaisir qui ne se refuse pas.

✧ J’adore les couleurs automnales. Donc, même s’il fait gris ou qu’il pleut, je me concentre là-dessus. La pluie fait même ressortir les couleurs. 

✧ J’aime discuter et boire un verre avec mon entourage. Je suis sensible à mon environnement, aux décors, à l’ambiance d’un lieu. Donc, durant cette période en particulier, je fais en sorte de rencontrer des amis dans des cafés qui me plaisent. Pas juste n’importe où. Savoir que je vais profiter de la personne, mais aussi du lieu et des boissons tend à égayer mes pensées.

Quand le moral baisse, les pensées s’embrouillent. On peut broyer du noir sans trop savoir pourquoi. Dans ces cas-là, je me réfère à ma liste et j’essaye d’intégrer quelques-uns de ces plaisirs dans ma journée.

S’adapter au changement de saison : suivre le cycle

Malgré ces pratiques, on ne peut pas toujours échapper aux variations émotionnelles. Nos émotions nous disent aussi quelque chose, espérer les éviter éternellement est une illusion. Je n’échappe pas à des moments de blues, à des instants où je dois abandonner mon activité, parce que l’énergie n’est simplement pas là. Et vous savez quoi ? C’est ok.

[à lire aussi : Quelques clefs pour gérer ses émotions].

Je me suis interrogée sur le rythme propre aux saisons, et le rapport que ça peut avoir avec la gestion de nos énergies.

Au printemps, la nature renaît. En été, c’est l’effervescence : le soleil brûle. En automne, les arbres se dénudent, le ciel se voile. En hiver, le froid recouvre tout. C’est une période de silence, d’attente. Avant la renaissance.

En réalisant qu’avec la venue de l’automne, je baissais plus fréquemment en énergie, je me suis demandée : et si cette nouvelle saison m’invitait à décélérer ? À faire les choses peut-être moins vite, mais plus en profondeur, en prenant davantage mon temps. À en faire même moins, à me poser et à me demander ce que je veux garder, ce dont je n’ai plus besoin. Et dès l’hiver, à laisser macérer ces nouvelles bases, leur donner une chance de mûrir et d’être prêtes pour le printemps. 

Je ne prétends pas que ce mode de vie est facile, ni même faisable dans notre société où tout bouge tout le temps. Où on veut souvent tout, tout de suite. Je suis récemment tombée sur un article qui parle du fait que les Chinois ont une vision flexible du temps. Ils le perçoivent de manière cyclique ; ils savent attendre, se montrer patients, pour récolter les fruits d’un travail au bon moment. Patienter, pour mieux agir.

Ça m’a fait réfléchir. J’ai doucement accepté l’idée que je pouvais décélérer, les jours où je suis confrontée à un ciel maussade. Prendre un peu plus mon temps, accepter de ne pas pouvoir tout faire, de ne pas tout contrôler, de ne pas être dans les temps, mais d’avancer à mon propre rythme. Celui que je ressens en moi, qui me dit que je n’ai pas la bonne énergie pour courir partout, que je peux me pencher sur un sujet à la fois et le vivre, pleinement. Doucement.

Je reparlerai de cette notion de cycle et de gestion d’énergie dans un futur article. Cette idée rejoint aussi celle du cycle menstruel, abordée notamment par Gäelle Baldassari : nous, les femmes, traversons différentes phases chaque mois, et il peut être très bénéfique pour nous-même et pour notre business de les accueillir, de les comprendre et de les suivre. 

Et si on prenait le temps d’être plus à l’écoute de soi et de ses émotions, après les longues soirées d’été ? 

Qu’en pensez-vous ? Je vous invite à partager en commentaire ce qui rend chaque saison singulière à vos yeux, en particulier celles-ci, pour qu’on apprenne les uns des autres à leur reconnaître quelques bienfaits ✵

Quand les jours raccourcissent et que le ciel se fait plus gris, on peut ressentir une baisse de moral, donc d’énergie. Je vous livre mes astuces pour s’adapter à ce changement de saison 
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