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Bien-être Réflexion

Quelques clefs pour gérer ses émotions

Nous sommes tous traversés par nos émotions, à un moment ou à un autre. Je vous livre ici ma façon de les gérer, pour avancer au plus près de soi

Dans cet article, je tenais à vous parler de ces émotions qui nous traversent au quotidien et qui peuvent, par moments, nous rendre la vie un tant soit peu compliquée. Quand l’émotion prend le contrôle, on ne sait plus trop ce qu’on dit, ce qu’on pense, ce qu’on veut, là, dans l’immédiat. On dit des choses qu’on regrette par la suite. Parfois, on ne veut même pas ressentir ce remuement intérieur ; on bloque tout, générant sur le long terme un mal-être inexpliqué. Alors, comment gérer ses émotions ?

Ma solution repose dans la manière dont on les accueille. Avoir le courage de ne pas les ignorer, ni de les fuir ou de les exagérer. Il existe des tas d’outils pour gérer ses émotions ; des tas d’astuces pour faire tomber la pression, pour dépasser nos craintes ou nos colères. Plutôt que de vous livrer mes propres outils directement, je souhaite d’abord vous partager une découverte qui a été révélatrice pour moi : une émotion se vit, se traverse et se transforme. Les outils à notre portée ne sont pas destinés à un combat contre l’émotion ; ils peuvent plutôt servir à accompagner un certain état d’esprit.

Explications.

Une invitation au mouvement

Une émotion est souvent vécue comme désagréable parce qu’elle n’est pas livrée avec un manuel. Elle est immatérielle, on la ressent à l’intérieur de soi et on ne peut pas toujours mettre des mots dessus. On se sent juste mal, un peu nauséeux, un peu oppressé, trop fatigué, pas assez satisfait.

Une émotion est une invitation à se mettre en mouvement. C’est un message, transmis par notre inconscient. Il y a quelque chose qui est en train de se passer, à l’intérieur de soi ; on veut nous en faire prendre conscience et nous inciter à poser des actions pour notre bien. Dans ce cas, pourquoi a-t-on tant de peine à gérer nos émotions ?

J’ai longtemps évolué avec la croyance que mes émotions sont un danger pour moi. Pour deux raisons : si je les exprime, je me montre vulnérable. Je ne suis plus maître de mon image. Et puis, une émotion est une sensation qui surgit un peu sans s’annoncer ; elle oblige à s’adapter, parfois à capituler. Moi qui avais besoin de contrôle sur les choses pour me sentir en sécurité, éprouver une peur ou une peine devenait effrayant. Je me disais : tu gères ta journée comme si de rien, tu règleras ça le soir venu.

Parce que j’ai eu une posture de combattante pendant de longues années et que j’en ai payé les frais, je tiens à vous partager ma nouvelle vision des choses. Peut-être résonnera-t-elle avec vous.

Gérer ses émotions : choisir sa posture

> Prendre les armes

Comme je vous le disais plus haut, il existe un nombre conséquent d’outils aptes à diminuer l’émotion. Ces techniques ont pour but de rendre l’émotion plus « vivable », de ne plus en faire un frein à nos actions. C’est du moins comme cela que je les voyais. Elles me plaisaient pour cette raison même. Des programmes proposent de « vaincre » les angoisses, « d’éliminer » les peurs et autres inconvénients.

Pendant de longs mois, je me suis servi de beaucoup, beaucoup d’outils pour venir à bout de mon désordre émotionnel. Je voulais reprendre le contrôle, pouvoir à nouveau avancer sans avoir à me soucier de ces vagues intérieures. Au final, tous ces outils n’ont pas marché sur moi (nous sommes tous différents), mais certains ont fait sentir leurs effets : je pouvais maîtriser mes peurs quand elles arrivaient, lâcher une partie de ma tristesse et de cette colère qui me pesait. J’avais la sensation de pouvoir traverser ma journée avec des armes adéquates ; j’étais une guerrière équipée de sa hache, prête à éclater la première émotion perturbante. 

Résultat ? Je passais mon temps à enchaîner les combats. Si les outils aident à diminuer l’émotion et à la rendre plus agréable, ils ne les transforment pas. Pas comme ça. Pas dans cette posture de combattant. 

> Lutter ou traverser ?

Ce que je veux vous partager ici, c’est un certain état d’esprit. Une certaine façon de voir les choses. Vous avez deux possibilités :

: Apprendre des techniques pour diminuer une émotion dès qu’elle arrive.

: Apprendre à recevoir une émotion pour la comprendre et la traverser.

La première option vous apporte du confort immédiat, mais vous place dans une posture de lutte : vous refusez la réalité alors même que vous croyez la maîtriser (connaître des outils et savoir les utiliser donne cette impression de pouvoir gérer ses émotions). Vous dépensez beaucoup d’énergie dans cet effort-là et, bien souvent, le problème central perdure. Le message derrière l’émotion n’a pas été entendu.

La deuxième option vous demande d’accueillir l’émotion qui vient. De la voir comme un message qui a quelque chose à vous dire ; comme une information sur votre état d’être. Ça demande plus de temps, et ça entraîne de l’inconfort. Accepter de vivre sa peur, sa colère ou sa tristesse est dérangeant. On ne va pas se le cacher. Néanmoins, je suis convaincue qu’on en sort grandi. C’est ainsi qu’on gère vraiment ses émotions, parce qu’on sait les accueillir, les comprendre et les accompagner.

Gérer ses émotions : marier des outils à son ressenti

> Être à l’écoute et se faire confiance

Par suivre une émotion, j’entends aller là où elle veut nous mener. Parfois, on manque de souffle parce qu’on s’enferme dans des croyances limitantes. Notre corps nous demande de voir un peu plus grand. De nous autoriser à respirer à plein poumons. Ouvrir buste et épaules détend automatiquement cette sensation d’oppression. 

D’autres fois, ces activités extérieures qui nous tendent est une invitation à prendre du temps pour soi. À se tenir en retrait du monde, pour mieux entrer en soi et laisser s’exprimer un désarroi, une contrariété, un deuil. 

À d’autres moments, cette colère qui nous tord l’estomac est une incitation à dire ce qui a envie de se dire depuis tant d’années. Parfois, cette colère n’est qu’un subterfuge de notre part pour nous éviter d’avoir à affronter une autre émotion qui se cache derrière : le chagrin pour quelque chose qu’on a perdu, la peur d’un vide en soi etc. 

Chaque émotion vous mène un peu plus près de votre vérité. Elles demandent parfois de vous montrer patients, à l’écoute, courageux, persévérants. Je suis pourtant sûre d’une chose : bien écoutées, elles sont une direction. Votre direction.

Je vous livre ci-dessous quelques-uns des outils qui m’ont aidé à mieux gérer mes émotions, en vous proposant de les voir comme des aides et des alliés, plus que comme des finalités.

> Des outils pour accompagner l’émotion

Penser à la posture de son corps et à la fluidité de son souffle. Une émotion désagréable, qu’on ne veut pas écouter, a tendance à nous braquer, ce qui se ressent dans la façon dont nos épaules rentrent en elles-mêmes, dont nos poings se crispent, dont notre respiration se comprime. 

=> Avoir conscience de cette réaction physiologique et choisir de la modifier, pour exprimer une posture d’accueil : on peut se tenir plus droit, dresser les épaules, sentir sa cage thoracique qui s’ouvre, se concentrer sur sa respiration, lente et profonde. 

Laisser sortir l’émotion pour qu’elle s’exprime et vous libère. De manière générale, une peur vous rappelle que vous n’êtes pas assez prêts pour ce que vous faites, ou pour la manière dont vous le faites. Une tristesse vous encourage à prendre un moment pour vous ou à obtenir du soutien. Une colère vous invite à repenser vos valeurs et vos besoins, que vous jugez bafoués par quelqu’un ou quelque chose. Bien sûr, nous sommes des êtres complexes et chaque cas est unique. C’est pourquoi il est si important de comprendre ce que vos émotions ont à vous dire, seul ou accompagné par un spécialiste. 

> L’écriture intuitive peut mener loin. Se poser et écrire à la main tout ce qui vient, quand vous pensez à l’émotion qui vous traverse.

> L’art est aussi thérapeutique. À nouveau, pensez à l’émotion ressentie et dessinez, peignez, sculptez… Parfois, vous aurez des révélations. D’autres fois, votre mental n’aura rien compris mais vous vous sentirez délesté d’un poids.

> L’expression corporelle est aussi efficace, puisque le ressenti passe par le corps. Une émotion est comme une démangeaison, quelque chose qui bouillonne en soi, qui brûle, qui pique. Vous pouvez marcher, courir, danser, crier, écarter grand les bras… Soyez à votre écoute et laisser parler votre corps. Là aussi, vous pourrez avoir de belles révélations.

Une fois le message entre vos mains, acceptez d’entrer en vous et de changer ce qui demande à être amélioré. Cette partie demande tout autant de courage, et de la patience, surtout si vos émotions parlent de blocages et de croyances limitantes. Mon conseil : acceptez d’en être là aujourd’hui, que cela prendra peut-être du temps, et gardez à l’esprit que ce chemin en vaut la peine.

=> Ce travail à faire sur soi peut se faire seul, si on s’en sent la force. Avoir besoin d’un appui, pour parler, pour mieux se comprendre, pour avoir des conseils, n’est pas un signe de faiblesse. Encore une fois, écoutez-vous et choisissez l’approche qui répond à vos besoins : avez-vous envie d’être autonome et d’être juste aiguillé, avez-vous besoin d’une présence qui vous accompagne pas à pas ?

Les approches à privilégier, à mon avis, sont celles qui vous aident à mieux saisir ce qui se passe en vous. En voici quelques exemples : 

> Une lecture énergétique, à l’oral ou par écrit, vous livre des informations sur vos fonctionnements et des pistes pour avancer. 

> La kinésiologie vous aide à ôter les couches qui vous bloquent en mettant des mots dessus et en vous aidant à choisir de nouvelles directions.

> L’EFT vous aide à ressentir ce qui se passe en vous et à implanter d’autres manières de penser à la place.

> Je peux encore vous citer les Fleurs de Bach, l’hypnose, et tous ces merveilleux programmes d’accompagnement à la découverte de soi. 

Ne cherchez pas à tout faire, allez là où vous vous sentez appeler.

Rester attentif à son bien-être. Pour rester en bonne condition pour accueillir et comprendre l’émotion, il est utile de prendre soin de soi. Quand on traverse un magma émotionnel, quand on choisit d’écouter et d’appliquer, on est un peu plus fragile. Rien de mal à cela. Néanmoins, le courage et la persévérance s’entretiennent [à lire : comment rester motivé par ses objectifs]. 

=> Faites-vous plaisir. Félicitez-vous dès que vous vous êtes senti dans l’accueil, dans l’essai, dans le pas en avant. 

Pour résumer

Je vous ai partagé ma vision des choses, qui découle directement de ma propre expérience. Si je devais donner un seul conseil, ce serait de ne jamais perdre de vue son intention d’accueillir et d’écouter l’émotion.

Si la tâche vous semble trop longue, trop dure, trop agaçante, demandez-vous ce que vous préférez :

Outils / Combat => effets immédiats et rassurants, lutte donc fatigue/perte d’énergie, problème pas réglé.

Etat d’esprit d’accueil / Outils => inconfort passager, patience, courage, découvertes, vérité, libération.

Parfois, on a besoin de passer par la première option pour comprendre la valeur de la deuxième.

Que choisissez-vous ?

Nous sommes tous traversés par nos émotions, à un moment ou à un autre. Je vous livre ici ma façon de les gérer, pour avancer au plus près de soi
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