Donner et recevoir : comment mieux en profiter au quotidien

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Le donner-recevoir est un rapport qui, à mes yeux, conditionne toute relation humaine. De ce point de vue, il peut être très intéressant d’aller voir notre propre type de donner-recevoir au quotidien. De quelles façons donne-t-on à l’autre ? Et de quelles manières est-on prêt.es à recevoir ? Dans cet article, je te partage mes réflexions sur la question et je te propose ensuite différentes pistes pour rendre ce rapport plus fluide et pour, ainsi, encore plus profiter des connexions humaines et de la vie en général.

Donner-recevoir : de quoi parle-t-on ?

On va commencer par les bases : le fait de « donner » entend tout ce qu’on va offrir à soi ou à l’autre : du temps, de l’énergie, de l’argent, de l’amour, des compliments, des critiques etc. C’est un mouvement qui va de soi vers l’extérieur. De même, le fait de « recevoir » implique d’accepter de laisser entrer quelque chose en soi/dans sa vie : de l’amour, de l’aide, des réponses, de l’argent, mais aussi certains types de personnes etc.

Ce qui est intéressant, c’est que nous ne donnons et ne recevons pas tous au même pourcentage, ni de la même façon. L’idéal serait que l’on puisse donner ce qu’on a envie de donner (donner nous rend heureux), et que l’on puisse recevoir ce qui nous fait du bien, voire au-delà (on prend plaisir à recevoir). Mais la vérité, c’est que nous agissons souvent d’une façon inconsciente, héritée de nos conditionnements, et qui sert rarement nos intérêts. De là en découlent ensuite la difficulté de nos relations, de notre situation financière ou encore de notre bien-être.

Donner et recevoir

La symbolique du donner-recevoir

Retournons à l’essence des interactions humaines, c’est-à-dire partons de l’énergie qui régit tout acte, tout élan humain.

1/ L’acte de donner

Le coeur est un puissant centre énergétique. Ouvert, il entre en connexion avec l’autre et laisse s’exprimer ce qui a envie de s’exprimer. Avec naturel, on ressent une envie et on la concrétise. 

Exemples concrets : 

• Je suis avec une amie, j’ai envie de lui offrir un café, je le lui offre. 

• Je vois des papiers traînés dans la rue, j’ai envie de les ramasser alors je me penche pour les déposer dans la poubelle la plus proche.

En répondant à cet élan, on se nourrit du plaisir généré par l’acte lui-même. On est heureux, vivant, en train de connecter à son coeur et à la personne ou à la chose concernée. 

2/ L’acte de recevoir

De la même façon, notre coeur et notre corps en général sont capables de recevoir ce qui vient de l’extérieur, mais aussi de poser des limites, en fonction de si l’énergie qui arrive nous fait du bien ou non. Si nos centres énergétiques sont ouverts, on ressent quelque chose venir à nous et on s’autorise à le savourer si ça nous plaît, sinon à le ressentir et à le transformer si ça nous challenge, ou à le mettre de côté si ça ne nous intéresse pas.

Exemples concrets :

• Je suis avec une amie et elle me fait un compliment. Je le reçois en ressentant du plaisir, je souris, je remercie.

• Je suis avec un voisin et il me parle mal. Je reçois ses mots mais je réplique qu’il n’a pas à me parler sur ce ton. Peut-être que ça me fait aussi ressentir de l’injustice, alors je reçois cette émotion pour la vivre et la laisser partir [à lire aussi : Quelques clefs pour mieux gérer ses émotions].

En se laissant toucher par ce qui vient à soi, on se nourrit de la magie de la vie, de ses surprises, de sa beauté, de ses événements inattendus. On remplit son réservoir énergétique, ce qui nous rend aussi davantage capable de donner par la suite, lorsqu’une envie viendra pointer le bout de son nez.

Quand les choses se conditionnent

C’est donc un cercle vertueux : plus on reçoit la beauté des gens et du monde, plus on se sent rempli de vie et de bien-être, plus on a envie de donner à notre tour de notre belle énergie dans ce monde. 

Le hic, c’est que bien souvent, nos centres énergétiques ne sont pas très ouverts, voire pas du tout. Là où l’énergie est censée circuler librement entre ce que l’on donne et ce que l’on reçoit, elle se ralentit ou se coince. 

Pour l’imager, on va dire que l’acte de donner et de recevoir est représenté par une agréable odeur de rose. Donc, si ta capacité à recevoir est limitée, tu vas avoir du mal à sentir cette odeur puisque tes narines seront bouchées. Et si ta capacité à donner est limitée, cette odeur à la rose va avoir du mal à se diffuser hors de ton coeur ; ta cage thoracique se dressera comme des murs infranchissables. 

Exemples concrets :

• On t’offre un échantillon gratuit avec ton achat et tu le glisses dans ton sac sans t’y attarder.

• Une amie t’amène des fleurs en arrivant chez toi pour un repas ensemble. Tu la remercies machinalement, tout en trouvant cela normal, puisque tu as préparé le repas.

• Quand tu choisis un cadeau pour quelqu’un, tu réfléchis systématiquement à l’article qui te reviendra le moins cher. C’est plus fort que toi

• Tu aimes la tenue d’une inconnue, mais tu n’arrives pas à le lui dire, les mots se coincent dans ta gorge ou tu te dis que ça ne sert à rien.

Tu me suis ?

Et le résultat, dans ta vie de tous les jours, va te créer une image bien particulière de ce que donner et recevoir représentent. Il existe des tas et des tas de variantes.

Donner va peut-être te sembler difficile, contraignant, pas agréable. Tu vas peut-être te raconter que c’est risqué de donner, parce que ça va te prendre ton énergie, ton argent, ton temps, sans garantie que tu recevras quelque chose en retour. 

Recevoir va peut-être te sembler rare, pas fait pour toi. Tu vas peut-être te raconter que la vie et les gens sont égoïstes, que les belles choses arrivent aux autres, que toi tu ne reçois que des contrariétés. 

Le plus fou, c’est que même si tu te mets à recevoir, tu ne le verras pas. Imagine : comment savoir que tu es en train de respirer une bonne odeur de rose, si ton nez est bouché ? 

Donner et recevoir, compter son argent

Les conditionnements les plus fréquents : pourquoi le donner/recevoir est-il souvent vécu comme une chose contraignante ou frustrante ?

Les origines

Alors, pourquoi avons-nous cette habitude bizarre de bloquer cette énergie, plutôt que de s’y ouvrir, puisqu’elle nous apporte tant de bonheur ? 

Comme pour toute ombre qui se pose sur la lumière, c’est lorsque la situation originelle et harmonieuse subit une « opposition » que les choses se détériorent. Imagine un coeur ouvert et vibrant de bonté qui s’offre en entier à quelqu’un, sans retenue, et que ce quelqu’un se décide à le trahir, à le blesser, à le tourmenter ? Imagine encore un coeur ouvert, vivant, heureux d’accueillir l’autre dans sa vie, qui invite toute personne dans le besoin chez lui, pour lui offrir un repas ou une écoute bienveillante, et qu’une de ces personnes en profite pour le menacer et le dérober ? 

Petit à petit, le coeur se fait plus discret. Par peur d’être à nouveau meurtri. 

La peur de souffrir crée la séparation. On cesse de faire confiance à ce flux d’énergie qui circule et nous connecte aux autres, pour préférer à la place une manière plus rigide, plus prudente d’interagir. 

Tu peux déjà repérer certaines situations de vie qui t’ont mené à te méfier des autres. Cela dit, tu hérites aussi des blocages des générations précédentes, voire même de tes vies antérieures, si tu y crois. Donc autant te dire qu’on est tous/toutes dans le même bateau, bien qu’à des niveaux différents ^^

J’adore explorer cette origine de l’ombre et de la lumière. Elle fera grandement partie de l’intrigue d’un de mes prochains romans, Le Joyau. Découvre mes autres histoires.

Les conséquences

La peur s’immisce donc dans cet état originel de confiance et de joie à connecter aux autres. Là où le fait de donner faisait plaisir et où le fait de recevoir apportait de l’énergie, on devient alerte, sur nos gardes, hésitants, angoissés, et on finit par se vider de notre énergie plutôt que de nous sentir vivants.

Pour contrer cette peur de souffrir, on met en place un système de protection qui tient en peu de mots : le contrôle. On se dit que plus on contrôlera la situation, moins l’extérieur pourra nous atteindre et nous faire du mal. Car souvent, ce qu’on redoute par-dessus tout est de finir seul.e, rejeté.e de tous, sans défense (nos amis les humains des cavernes l’avaient compris : c’est grâce au groupe qu’on survit. Il est donc impératif de savoir s’entourer).

Et ainsi se créent les attentes et les stratégies dans le donner-recevoir. Je vais te lister celles qui me viennent, pour que tu puisses prendre conscience de celles que, peut-être, tu te sens incarné.e au quotidien ou de temps en temps. Prendre conscience d’un fonctionnement est le premier pas pour ensuite choisir autre chose 😉

Les conditionnements du donner/recevoir les plus fréquents.

Tu te souviens qu’à la base, donner est fait pour offrir un peu de soi spontanément, sans logique autre que suivre une envie ; et que recevoir est là pour se laisser surprendre par ce qui vient à soi et pour en profiter pleinement (du moins, dans ma vision des choses).

Voyons maintenant ce qui se passe, quand on pose un peu (beaucoup) de contrôle sur cette situation de base, à travers trois situations types. 

Sache qu’il n’y a pas de jugement à porter, si tu te reconnais dans certaines de ces situations. On en passe tous/toutes par là, d’une façon ou d’une autre.

1/ Je conditionne ce que je reçois.

Première situation qui me vient en tête : poser des conditions sur ce qu’on va donner à l’autre. En d’autres termes, tu offres et tu reçois dans un « juste » retour des choses. Un peu comme une transaction. 

Exemples concrets :

• J’offre le café à un ami, il me l’offrira à notre prochaine sortie.

• J’offre du temps à mes proches s’ils m’en offrent aussi.

• Mes amis m’offriront un cadeau à mes anniversaire si je leur en ai aussi offert un

• Typique entrepreneur : je vais commenter les articles/posts du collègue, pour qu’il commente les miens à son tour.

• Je vais soutenir une auteure en lui achetant son livre, pour qu’elle fasse de même pour moi.

Cette situation transactionnelle a beaucoup fait partie de mon quotidien. C’était plus fort que moi : dès que je donnais quelque chose, mon mental cherchait déjà ce qu’on allait pouvoir en tirer. Une croyance que dans ce monde, on n’a rien sans rien.

Ça marche aussi en sens inverse : avec cette pensée, on peut se sentir obligé.e de rendre la pareille, quand on reçoit quelque chose. • On m’offre le repas au restaurant, je vais devoir faire de même la prochaine fois.

Les moins : tu te limites pas mal dans tes plaisirs, car tu ne t’autorises à donner que ce que tu espères recevoir derrière. Ou tu te sens contraint.e à rendre des comptes à toute personne qui se montre généreuse envers toi. C’est stratégique, il y a peu de place pour l’amour, cette joie du coeur qui vient du simple plaisir d’offrir ou de recevoir.

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2/ Je donne peu, pour ne manquer de rien.

On peut se raconter l’histoire que la Vie n’est pas généreuse, mais plutôt sélective. Que les richesses ne sont pas innées et que lorsqu’elles viennent à nous, il faut être prudents et consciencieux pour ne pas les perdre.

Exemples concrets :

• Tu viens de recevoir une boîte de tes chocolats favoris et tu vois que tes amis ont envie d’y goûter. Tu ouvres la boîte à contrecoeur, apeuré.e que ces chocolats délicieux disparaissent. Qui sait la prochaine fois que tu en recevras ?

• Tu as envie d’utiliser l’une de tes belles cartes pour l’anniversaire d’une amie, mais tu changes d’avis et en choisis une bon marché, parce que tu ne veux pas épuiser tout ton set de cartes.

• Un inconnu vient vers toi pour te demander un conseil, tu réagis en te montrant plutôt pressé.e ou peu avenant.e. Tu ne veux pas qu’il te prenne tout ton temps et ton énergie.

Ça a été mon cas. Prendre peur dès que quelque chose de beau entrait dans ma vie, parce que je ne voulais pas que ça s’en aille. Le partager devenait donc difficile. Garder cette beauté pour moi était une manière de m’assurer que je ne manquerai de rien.

Les moins : Tu te prives du plaisir d’offrir, de partager et de te créer des moments de connexion unique autour de cet échange. 

3/ Je ne peux pas trop recevoir, ce serait indécent ou pas mérité.

C’est un comportement que je trouve très intéressant, parce qu’il résonne beaucoup avec l’histoire de notre civilisation judéo-chrétienne.

Cette croyance vient de l’idée que les choses se méritent et qu’il y a une certaine tenue à respecter dans le monde : il y a des choses qui se font et d’autres qui ne se font pas (imagine le regard outré de ton père quand tu lui apprends que tu as utilisé tes économies pour voyager plutôt qu’étudier haha).

L’idée est d’être un.e bon.ne élève, de faire les choses bien. Plus tu mettras de l’effort, du labeur, de la persévérance dans quelque chose, plus tu obtiendras. De là découlent des croyances-certitudes : la réussite prend du temps, les efforts paient, il faut être le meilleur dans son domaine pour grimper les échelons etc. Et le fameux « tu le mérites, tu as tellement travaillé! ».

On peut donc recevoir si on donne beaucoup derrière, mais pas trop non plus ! Il y a des gens qui souffrent de faim ou qui travaillent dur aussi, ce ne serait pas correct d’avoir plus de chance, de réussite « facile » ou rapide, ou encore de bonheur quotidien. Alors, on va recevoir le minimum, pour être comme tout le monde et ne pas faire de vagues.

Ça te parle ?

J’ai longtemps fait en sorte d’être la bonne élève qui fait tout bien comme il faut, pour espérer avoir une vie acceptable en retour. Et lorsque je recevais des aides inattendues ou des opportunités rêvées, je prenais peur : qui suis-je pour recevoir autant ? Résultat : je limitais mes désirs et entretenais l’illusion que je devais travailler dur pour m’en sortir.

Les moins : Tu te coupes d’une forme d’aisance et de fun dans tout ce que tu fais, tu rends les choses compliquées et douloureuses là où elles pourraient être simples et légères, et tu refuses une dose de bonheur qui vient pourtant à toi.

Comment alléger et fluidifier ce rapport donner/recevoir ? Trois pistes de réflexions

Pourquoi ces comportements sont plutôt vus comme limitants ? Faut-il vraiment les changer ?

Ma réponse est : non. Pas besoin de changer quoi que ce soit si tu estimes que ça te convient ainsi. Voici comment je vois les choses : on n’a qu’une seule vie, alors autant en profiter. Donc partout où tu peux te sentir frustré.e, blessé.e, limité.e et où tu pourrais cependant, par quelques transformations, ressentir plus de joie, de saveurs, de bien-être et au-delà, et bien… ça vaut la peine d’aller voir ça de plus près 🙂

Tu peux relire chaque situation type et te demander honnêtement si elles te concernent et si elles pèsent sur ta vie au quotidien. 

S’être coupée de l’énergie (que je vois comme celle de l’amour) pour mettre à la place des barrières de protection, par peur, est une façon de limiter la circulation de cette énergie, et donc la vie qui circule en soi. 

Au même titre, dépasser une limite, c’est s’offrir la possibilité de mieux respirer, de mieux se mouvoir dans sa vie et donc de se sentir plus libre, plus vivant.e dans son rapport aux autres et à la vie en général.


Voici donc mes pistes pour chacune des situations limitantes vues précédemment, afin de les transformer en quelque chose de plus ouvert, de plus libre, de plus agréable à vivre.

1/ Je conditionne ce que je reçois => je me laisse porter par mon coeur et la magie de la vie.

Donner pour recevoir, c’est se contraindre à agir sans cesse avec la tête, à l’aide de raisonnements et de calculs. Si cette manière de faire te pèse, je te propose de quitter la tête pour le coeur.

Au lieu de réfléchir à « qu’est-ce que va t’apporter telle action ? », demande-toi plutôt : qu’est-ce qui me fait envie sur le moment ? 

Au lieu de croire que tu dois donner dès que tu reçois, demande-toi plutôt : de quelle façon je peux savourer ce que je suis en train de recevoir ?

Exemples concrets :

• J’ai envie d’être aimé.e par mes amis et je crois qu’en acceptant toutes leurs invitations, même quand elles ne me plaisent pas, je m’assurerai une place dans le groupe => désormais, tu t’autorises à accepter les propositions qui te font envie et à proposer celles qui te viennent. Tu acceptes aussi de dire non quand ça ne te donne pas envie.

• Typique entrepreneur : tu es sur Instagram et tu te penses forcé.e de liker et commenter les posts de tes collègues, dans l’espoir qu’ils/elles fassent de même => désormais, tu t’autorises à te demander sincèrement ce que toi tu as plaisir à faire sur Instagram. Est-ce te désabonner de certains collègues ? D’en suivre de nouveaux ? De partager ton contenu mais de ne pas aller regarder ceux des autres ?

• Je reçois une belle tarte fait maison d’une voisine. Je pense déjà à ce que je vais pouvoir lui offrir à ma prochaine visite => désormais, tu choisis plutôt de vivre le moment, de la remercier et d’accepter que tu n’es pas une mauvaise personne si tu ne prouves pas quelque chose derrière. Tu n’as pas besoin de lui concocter un plat à ton tour (sauf si tu en as envie). Tu mettras naturellement du soleil dans la vie d’autres personnes, au bon moment.

Évidemment, cette nouvelle attitude te demande de changer tes croyances. On est toujours porté.e par des croyances, derrière chaque action quotidienne. Plutôt que de croire qu’on n’a rien sans rien, il te faut commencer à accepter une autre réalité. 

Nouvelles croyances (propositions) : • Quand je me laisse porter par mes envies, je reçois toujours plein de magie et de beautés derrière. • En suivant mes envies et en savourant ce qui vient à moi, je suis toujours en train de faire du bien à des personnes autour de moi.

De mon côté, en débutant mon aventure d’auteure, j’ai cru comme beaucoup qu’il me fallait être présente parmi les comptes des autres auteurs et lecteurs pour espérer que ceux-ci viennent vers moi. Alors, je me forçais à aller visiter tous les comptes que je trouvais. Honnêtement, je n’en ressentais aucune joie, plutôt de l’agacement de devoir agir d’une certaine façon pour réussir. Au même titre que ça m’agace (toujours haha) de voir quelqu’un s’abonner à mon univers juste pour que je fasse de même avec son compte. Argh.

=> Et si je suivais mon coeur avant tout, en faisant confiance à mon chemin de m’apporter les bonnes personnes au bon moment ? C’est avec cette croyance que j’avance désormais. Je m’abonne et je suis les univers qui me parlent, même si leurs créateurs ne me suivent pas. Je vais là où me porte mon plaisir, mon intérêt. Et quand un auteur arrive dans mon univers et me dit un mot gentil, je ne me sens plus forcée à vite aller faire de même avec son compte. Je reçois et je dis merci <3

Tu te libères de tellement de poids, de frustrations, de lourdeurs en prenant cet autre chemin! Bien sûr, ça te demande derrière de travailler ton rapport à la vie, à ta foi, à la façon dont les choses circulent dans ce monde.

J’ai la conviction que là où tu donnes avec le coeur, tu recevras tout autant voire au-delà, mais à un autre endroit. Imagine, tu donnes un compliment à une inconnue, juste parce que tu es éblouie par son style. Tu n’attends pas d’elle qu’elle te complimente à son tour. Ça s’arrête là. Et quelques jours plus tard, tu reçois un cadeau d’une amie dans ta boîte aux lettres, juste parce qu’elle a pensé à toi en voyant un objet en magasin. 

Donner et recevoir sans attentes derrière, en laissant le flux de la vie faire son chemin

Donner et recevoir, s'épanouir, fleurs

=> à qui aurais-tu envie, là maintenant, de donner quelque chose sans rien attendre en retour ? Et si tu le faisais, pour le simple plaisir de le faire ?

=> la prochaine fois que tu reçois quelque chose, et si tu disais merci en acceptant que ça suffit ? Qu’il n’y a pas à te montrer digne de quoi que ce soit derrière ? Que tu as le droit de juste profiter du cadeau, du moment ?


2/ Je donne peu, pour ne manquer de rien => il y a toujours des solutions pour profiter de la vie et répondre à mes besoins. 

On a vu qu’avec cette croyance limitante, on entretient la peur de manquer de quelque chose, d’arriver à un stade dans notre vie où on ne pourra plus remplir nos besoins, parce qu’il n’y aura plus rien. Donc, on limite ce qu’on donne, pour en garder le plus possible pour soi.

Ici, ma proposition est de t’ouvrir peu à peu à l’idée que… l’abondance est partout et en tout temps disponible pour toi. Et que tu as toujours les ressources intérieures pour te sortir d’une situation, trouver des solutions et des moyens pour remplir tes besoins. 

Tu le remarques peut-être, ces nouvelles croyances te demandent d’avoir confiance en toi et en la Vie : en ta capacité à toujours t’en sortir et en le fait que de belles choses finiront toujours par venir vers toi. Ainsi, tu n’as plus de raisons de ne pas oser utiliser/ partager/vivre avec ce qui est là, parce que même si ça disparaît au bout d’un moment, d’autres choses suivront.

Exemples concrets :

• Tu as reçu une boîte de tes chocolats favoris : tu en goûtes tout en partageant plusieurs morceaux avec tes amis. Lorsque la boîte se termine, tu te diriges vers une autre situation, qui te fait éprouver des émotions similaires : si manger ce chocolat te faisait te sentir bien, en sécurité, aimé.e, tu peux te demander ce qui remplira ce besoin autrement. Peut-être est-ce en te faisant couler un bain, en discutant avec un proche, en mangeant un bon repas.

• Tu as envie d’utiliser l’une de tes belles cartes pour l’anniversaire d’une amie, mais comme elles coûtent chères, tu as peur de ne plus en avoir pour d’autres occasions => tu reconnais cette envie et tu la concrétises, en ayant la foi que tu trouveras de quoi marquer de nouveaux événements, d’une façon ou d’une autre.

Ce qui m’a beaucoup aidé, c’est de comprendre qu’au final, ce n’est jamais la chose en elle-même qu’on recherche et qu’on a peur de perdre : ce sont les émotions qu’elles génèrent. C’est un état, souvent de bonheur, de joie ou d’apaisement, qu’on ne veut pas perdre. Alors, j’ai appris à reconnaître ce que je recherchais vraiment derrière un objet/une personne/une situation que j’avais peur de perdre (et donc du mal à donner), pour me rassurer et me dire que même si l’instant vient à se terminer, j’aurai toujours de nouveaux moyens d’éprouver ces émotions recherchées.

Vois-le comme un jeu avec la Vie. Tu savoures ce que tu as à travers ce que tu as envie de donner/d’utiliser, et tu te laisses surprendre par la façon dont la Vie t’envoie des nouveautés. 

Tu vas peut-être trouver ça drôle, mais j’avais ce syndrome avec les livres et les séries que j’adorais : j’avais tellement peur de ne plus avoir d’histoires qui me plaisent autant, que je mettais très long à les lire/visionner. Alors, quand j’ai changé de croyance, j’ai commencé à m’autoriser à consommer plus de contenu, sans longues interruptions forcées, et à voir si de nouvelles histoires suivront. Résultat : je n’ai jamais manqué de lectures ou de séries passionnantes et je savoure celles du moment 😉

=> qu’est-ce que tu pourrais commencer à donner/utiliser davantage, en le savourant et en observant par la suite la façon dont la vie continue ?

Donner et recevoir, entre amis, entretenir ses amitiés

3/ Je ne peux pas trop recevoir, ce serait indécent ou pas mérité => je suis assez pour recevoir toute la magie de ce monde

Dépasser cette limite demande là aussi de changer ton rapport à la Vie et à ta propre valeur (gros sujet, je sais haha).

Et si la Vie était en fait simple, fluide, riche et variée ?

Et si tes hauts et tes bas n’étaient qu’une part de ton expérience d’humain, et non des marques de récompenses ou de punitions ?

Et si les choses pouvaient être faciles et rapides ? Et si tes projets de vie pouvaient être à la fois amusants, légers, magiques ET plein de réussites ?

Laisse ses phrases danser un peu en toi.

Remarque à quel point une autre réalité est en fait possible. Que tout cela n’est qu’une question de point de vue. Pour, peu à peu, t’autoriser à suivre ton propre chemin, sans plus te comparer aux autres et à des notions de dur labeur et d’élève méritant.

Qui tu es est bien assez pour réussir, pour profiter, pour jouir de la vie. Tu n’as rien à prouver, rien à faire de particuliers pour que la vie te sourie, sinon suivre tes propres inspirations, vivre tes propres expériences, traverser tes hauts et tes bas.

Nouvelles croyances (propositions) : • en recevant tous les cadeaux qui viennent à moi, je ne pique la place de personne, je vis juste ma propre vie. • plus je reçois, plus je me sens bien et plus je peux contribuer au monde à ma manière. 

Lorsque j’ai commencé à quitter mon rôle de la bonne élève, j’ai découvert que… les choses n’avaient pas besoin d’être parfaites pour m’amener de la réussite ou du plaisir. Peu à peu, j’ai réalisé que je pouvais être moi, avec mes peurs et mes maladresses, et quand même recevoir des compliments, de l’aide ou de beaux moments en retour. 

C’est une énorme liberté intérieure qui se pose en soi. On ose recevoir sans plus s’édicter des règles de performances ou de convenances, on savoure ce qui vient non plus car on l’a bien mérité, mais parce qu’on a plaisir à se sentir vivant.e.

=> à quels endroits de ta vie es-tu en train de t’imposer des règles de l’ordre du « fais ceci pour mériter cela » ? Que se passerait-il si tu commençais à apprécier des petites choses juste pour le plaisir que ça te procure et non plus comme récompense de quelque chose ?


Donner-recevoir : conclusion

Bien sûr, les conditionnements et les pistes que je te propose sont des exemples de ce qui peut être en train de se passer dans ta tête et dans ton corps. Ce n’est pas exhaustif. Cela dit, l’idée est toujours la même : tu observes la situation qui te limite, tu travailles à nettoyer/alléger ce qui demande à l’être (ce qui parfois peut prendre du temps et demander de trouver l’appui d’un thérapeute), puis tu choisis ce que tu désires à la place (tes nouvelles croyances et façons d’agir au quotidien).

J’ai eu à coeur de développer ce rapport du donner et du recevoir car je trouve que ce monde nous a beaucoup conditionné à agir à partir de la tête, du calcul, de la séparation avec l’autre plutôt qu’à partir du coeur, de la confiance, de l’amour, du don de soi. Plus les coeurs et les consciences s’ouvriront, plus le monde deviendra sensible, connecté et libre.

S’autoriser à donner et à recevoir à partir du coeur, c’est suivre sa propre musique. C’est donner parce qu’on a envie de donner, et c’est recevoir parce qu’on a conscience que c’est délicieux, de vivre et d’en profiter. Quand tu donnes ce qui vient de toi, tu es en train de contribuer au monde naturellement, à travers qui tu es. Quand tu reçois la beauté qui vient à toi, tu es en train de ressentir, de jouir, de vivre, et d’en faire des instants bien à toi. 

Tu es en plein dans ta propre magie, dans ta puissance d’être humain 🙂

As-tu remarqué que les romances forcent les personnages à se rapprocher ?

Plutôt que de vouloir tout changer, amuse-toi à vivre ce rapport du donner-recevoir différemment dans ton quotidien, par touches. Laisse-toi le temps d’expérimenter, de découvrir, de te laisser surprendre. 

Et si cet article t’a apporté quelque chose, je serais heureuse de te lire en commentaire ✨

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4 réponses à “Donner et recevoir : comment mieux en profiter au quotidien”

  1. Bonjour, merci pour cet article qui arrive aussi au bon moment. Je me place dans la troisième catégorie… Et je viens de réaliser à quel point je pense devoir souffrir pour mériter de recevoir.

    • Merci de m’avoir lu Marion et bravo à toi d’avoir posé de la conscience sur ce qui se passe en toi. Si c’est un mode de pensée qui te pèse, souviens-toi que tu as toujours le choix de choisir autre chose pour te créer petit à petit une nouvelle réalité 🙂

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